L’analyse de l’efficacité des politiques budgétaires à partir des modèles keynésiens repose sur
les hypothèses suivantes :
la théorie keynésienne est une théorie de court terme, fondée sur les rigidités de prix et des
salaires ;
la théorie keynésienne met en évidence l’importance de la demande agrégée : si
l’économie n’est pas au plein emploi, c’est parce que la demande globale est trop faible.
Les pouvoirs publics peuvent donc stimuler la demande globale pour restaurer le plein
emploi.
Dans la réalité, ces deux hypothèses sont peu réalistes. Premièrement, les comportements
d’offre doivent être pris au sérieux (ne dit-on pas aujourd’hui que le coût du travail est trop
important ?) et une politique de soutien de la demande ne sera efficace que si elle trouve une
offre pour la satisfaire. Deuxièmement, s’il est vrai que les salaires sont relativement rigides à
court et moyen termes (du fait des contrats salariaux qui lient firmes et travailleurs pour de
longues périodes), les prix des biens et services ne sont rigides qu’à très court terme mais
finissent rapidement par s’ajuster en cas de pressions de la demande ou de l’offre.
Voyons comment les considérations d’offre et les mouvements de prix peuvent influencer
l’efficacité des politiques budgétaires.
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