A taux d’intérêt inchangé, l’introduction des impôts progressifs et de l’ouverture aux échanges réduit fortement le multiplicateur. Nous allons voir maintenant que, sous certaines conditions, l’endogénéisation du taux d’intérêt réduit encore son ampleur. L’endogénéisation du taux d’intérêt permet d’introduire le marché de la monnaie et la politique monétaire (ici entendue comme le contrôle du stock monétaire) qui constitue, en économie fermée, un autre instrument privilégié de politique économique.
La monnaie remplit trois fonctions macroéconomiques (moyen d’échange, réserve de valeur et
étalon de valeur). Plus l’activité est importante, plus il faut de la monnaie pour permettre les
échanges. Plus la demande de monnaie est forte, moins les agents placent leur argent en actifs
(une augmentation de la demande de monnaie traduit une diminution de l’offre de capital
financier) : en conséquence le taux d’intérêt doit s’accroître. On dit parfois que le taux d’intérêt
est le prix de la monnaie, c’est une manière de résumer ce qui se passe réellement sur les
marchés financiers
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Conclusion :
Le choix des cibles intermédiaires est donc avant tout une question empirique qui dépend de
l’origine des perturbations. La conjoncture des années 60 et 70 était caractérisée par des chocs
réels importants : elle était donc plus favorable au contrôle de la masse monétaire. La
conjoncture des années plus récentes se caractérise par des chocs d’origine monétaire plus
importants : le contrôle des taux d’intérêt s’est généralisé.