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Le financement

2 avril 2006

Section 1 : Le financement du CT (< 2ans)

I. Le financement par le crédit

Le montant de financement global français est de 2 800 milliards d’euros dont 1 300 milliards qui passent par le crédit donc 1 500 milliards passent par les marchés financiers. Il y’a une forte évolution du crédit vers les marchées financiers, ce qui est dû au décloisonnement, à la libéralisation mais aussi à l’informatique (meilleure gérance des titres). Le crédit à CT c’est 24h à 1 an.

Les intervenants Il y’a les emprunteurs (PME) et les prêteurs (les banques de détails, les organismes spécialisés en particulier les sociétés financières).

Les opérations
-  Découvert en compte courant
-  Crédits fournisseurs ou crédits clients, ils sont matérialisés par titre. On matérialise un crédit fournisseur (lettre de change). Mobiliser un titre c’est escompter.

II. Le financement par les marchés monétaires

A l’origine était exclusivement un marché entre les banques et autour de la BC, puis dans le début des années 1970 on a permis à des grosses firmes de venir placer leur excédents et déficits de crédits. Les grands marchés se sont ouverts avec les grands organismes (et les grands distributeurs...).

A. Le marché interbancaire

C’est un marché essentiellement entre banques mais pas seulement, c’est le marché de la liquidité bancaire.

Les intervenants Ce sont les banques (établissements de crédit), il y’en a qui sont toujours demandeurs et il y’en a qui sont systématiquement prêteurs. Plus les institutions sont publics plus les il y’a des opérateurs (entreprises d’investissements : courtiers, maisons d’escompte, les OPM (opérateurs principaux de marché)).

Les opérations On échange la monnaie centrale. Les opérations peuvent être définitives ou temporaires, ou être de 1 à 7 jours (gammes d’opération) et enfin les taux d’intérêt (libres).

► Le marché monétaire en banque était un marché où la liquidité bancaire dépendait de la BDF, les banques n’avaient pas la monnaie nécessaire.

► Le marché monétaire hors banque ce marché peut s’équilibrer hors apport de la BC.

B. Le marché des titres de créances négociables

Intervenants Tous les agents peuvent intervenir, il faut emprunter au moins un millions de francs. Opérations Portent sur des titres courts, il y’a 2 catégories :
-  Billets de trésorerie : titres émis par une ANF (grosses entreprises, établissements publics, institutions
-  Certificat de dépôt : taux qui reflètent le marché, le Trésor est toujours endetté il faut qu’il emprunte.

III. Le cas particulier du MT

C’est un terme qui s’est immiscé entre la séparation du CT et LT donc >2ans <7ans. Il s’est crée un marché de financement de ce type de produit à forte obsolescence.

Comment financer le MT ? :
-  CT revolving
-  Leasing (louer un produit et demander à l’organisme de crédit de payer pour vous).

Section 2 : Le financement du LT

I. Le crédit à LT

C’est un crédit spécialisé dans ses intervenants et dans ses opérations. Intervenants Les financeurs et les bénéficiaires. Les financeurs : ce sont pour l’essentiel des intervenants non monétaires spécialisés d’origine publique. Soit ce sont des organismes sur fond public CDC qui prêtent à LT aux HLM, aux municipalités...La BEF (banque européenne de financement) → mobilisation, ce sont des obligations à bons taux car les notations sont très sures, elle prête cet argent sous formes de crédit. Les bénéficiaires : soit les ménages, soit des organismes spécialisés (HM). Opérations C’est du financement non mobilisable. Cas particulier : marché hypothécaire.

II. Les marchés financiers : marché primaire et marché de l’occasion

Le marché primaire est le marché où se place les titres nouveaux, le marché secondaire est le marché où se place les titres déjà existant ou souscrits.

A. Les différents marchés de la place de Paris

Tous les marchés sont contrôlés.

1er marché (300 entreprises). Les conditions d’administration sur le marché sont très strictes (ancienneté, infos sur son entreprise 5ans auparavant demandés).

2nd marché, comparable au 1er mais moins restrictif. Il n’y a que 10% du capital qui est dispersé. Le 1er marché est la 1ère étape pour entrer dans le 2nd marché. Valeur sûre sans fluctuations.

3e marché, depuis 1995, plus sûr et ouvert à des entreprises à fort potentiel de croissance : start up, on ne leur demande pas des résultats sur les 5 ans passées.

Il faut qu’on trouve un opérateur qui accepte de prendre le risque en détenant une part de nos actions. Il y’a la possibilité de négocier avec le banquier (marché libre).

B. Les intervenants

Les opérateurs Ce sont les intermédiaires financiers, les opérateurs qui sont spécialisés (les entreprises d’investissement : les intermédiaires, les courtiers...). Les compensateurs (ceux qui effectuent des compensations).

Tutelle et contrôle C’est la firme qui possède la bourse : Euronex Paris (bourse de Paris). Elle assure les opérations et attribue les cours. Il y’a aussi la COB (commission d’opérations de bourse), son but est le contrôle de la régularité des opérations de bourse et protéger l’épargnant. Cette COB appartient au comité européen de régulateurs de marché. Le conseil de marché financier assure les agréments.

Détention et capitalisation 35% de la bourse de Paris appartient aux non résidents (étrangers). La capitalisation américaine monte à 10 000 milliards d’euros, celle de Tokyo à 2 000milliards d’euros, celle de l’Europe à 6 000milliards.

C. Les titres émis sur le marché « primaires »

Il y’a des actions et des obligations. 4 critères :

1 - Le droit matérialisé par le titre en ce qui concerne les actions c’est un droit de propriété (participe à la gestion de l’entreprise). Pour les obligations, droit de créance (aucun droit).

2 - Le revenu annuel procuré par le titre. Dividende (variable d’une année sur l’autre). Pour l’obligation l’intérêt est fixe.

3 - Remboursement. Une action ne se rembourse pas pour la vie de l’entreprise. Pour l’obligation à terme, il est préfixé.

4 - Valeur de négociation. Très variable pour l’obligation, une action est risquée pas une obligation (mais pas toujours).


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