Le modèle macroéconomique le plus ancien et le plus célèbre est le modèle keynésien avec taux d’intérêt réel exogène. Il fut construit dans les années 30 mais utilisés jusqu’au début des années 70.
La présentation pédagogique de ce
modèle en situation d’économie fermée avec intervention forfaitaire de l’Etat (les taxes et les
dépenses ne sont pas liées à l’activité) débouche sur des conclusions très optimistes quant aux
effets multiplicateurs : si l’Etat augmente ses dépenses de 100 milliards, le PNB augmente de
400 à 500 milliards. De plus, quel que soit l’écart entre le PIB observé et le PIB de plein
emploi (écart déflationniste), il existe toujours une politique économique capable de restaurer
la pleine activité : il n’y a, a priori, aucune contrainte sur les instruments.
La réalité est moins optimiste :
Les estimations du modèle INTERLINK de l’OCDE peuvent comparer les cas de relance
isolée avec ceux de relance coordonnée où chaque pays augmente ses dépenses publiques de
1%. Le multiplicateur est proche de un en cas de relance isolée.
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Conclusion :
L’Etat peut donc se rapprocher d’un objectif donné (atteindre le PNB naturel) mais peut ne
pas pouvoir l’atteindre. Par exemple, supposons que A=1000 et que le PNB de plein emploi
de l’économie équivaut à 1500. Les coûts de perception sont caractérisés par γ=0.4. Avec une
taxe nette de 15%, l’économie a un PNB d’équilibre de 1473. L’Etat peut augmenter ses
dépenses et ses taxes de façon à stimuler l’économie mais il ne peut atteindre un niveau de
production supérieur à 1481 en raison des distorsions.