Le tableau de financement représente la variation de la situation patrimoniale d’une entreprise entre deux exercices.
Dans le cadre du Plan Comptable Général de 1982, le tableau de financement sera composé de deux tableaux :
le tableau des emplois stables et des ressources durables de l’exercice ;
le tableau des variations exploitation, hors exploitation et de trésorerie.
Le tableau des emplois stables et des ressources durables de l’exercice se compose de deux parties :
les ressources durables de l’exercice ;
les emplois stables de l’exercice.
Les ressources sont des flux financiers dont a bénéficié l’entreprise au cours de l’exercice. Il s’agit de flux financiers indépendamment de leur encaissement au cours de l’exercice. Il peut s’agir de produit encaissables ou de flux de liquidité qui ont augmenté les capitaux de l’entreprise ou diminué les immobilisations de l’entreprise.
Les emplois correspondent à tous les flux financiers qui sont sortis de l’entreprise au cours de l’exercice. Il s’agit de flux financiers indépendamment de leur décaissement au cours de l’exercice. Il peut s’agir de charges décaissables ou de flux de liquidité qui ont diminué les capitaux permanents ou augmenté les immobilisations de l’entreprise.
La notion d’emploi/ressource est intermédiaire entre celles de produits/charges et de dépenses/recettes.
Les produits/charges tiennent compte exclusivement de la notion d’engagement/dégagement sans aucune considération des flux de trésorerie qui s’y rattachent.
Les recettes/dépenses tiennent compte exclusivement des encaissements/décaissements de la période.
Les emplois/ressources prennent en considération :
pour l’activité les produits encaissables et les charges décaissables sans considération des dates d’encaissement et de décaissement ;
du besoin en fonds de roulement, elle est affectée du signe plus. Une baisse est affectée du signe moins.
La variation globale des actifs et des dettes d’exploitation nous donne la variation du besoin en fonds de roulement d’exploitation. Négative, elle traduit une augmentation du besoin en fonds de roulement, situation a priori défavorable. Positive, elle traduit une diminution du besoin en fonds de roulement, situation a priori favorable.
A. Premier tableau
1. Ressources durables de l’exercice
Il s’agit de :
la capacité d’autofinancement ;
les cessions d’immobilisations ;
les augmentations de capitaux propres ;
les augmentations de dettes financières.
a. Capacité d’autofinancement de l’exercice
La capacité d’autofinancement de l’entreprise représente la possibilité qui est offerte à l’entreprise de financer par ses propres moyens sa croissance.
Cette capacité peut être utilisée :
à distribuer des résultats ;
à financer une augmentation du besoin en fonds de roulement ;
à acquérir des immobilisations ;
à réduire les capitaux propres ;
à rembourser des emprunts.
La capacité d’autofinancement est brute car elle est calculée avant répartition des résultats.
Deux méthodes vont permettre de calculer la capacité d’autofinancement brute :
1ere méthode : soustraire les charges décaissables des produits encaissables ;
2nde méthode :
. additionner au résultat net comptable après impôt les charges calculées et les moins values sur cession d’immobilisation,
. soustraire les produits calculés et les plus values sur cession d’immobilisations.
b. Cession d’éléments de l’actif immobilisé
Il s’agit des immobilisations vendues en cours d’années valorisées à leur prix de vente. Cette cession est analysée par nature : incorporelle, corporelle et financière.
c. Augmentation des capitaux propres
Il s’agit des capitaux en numéraire apportés au cours de l’exercice. Les augmentations de capital par incorporation de réserves ne modifient pas les capitaux propres. Les mises en réserves figurent dans la capacité d’autofinancement.
d. Augmentation des dettes financières
Il s’agit d’emprunts à plus d’un an qui ont été contractés au cours de l’exercice.
2. Emplois stables de l’exercice
Il s’agit des suivants :
les distributions mises en paiement pendant l’exercice en cours qui correspondent généralement à la distribution des résultats de l’exercice précédent ;
les acquisitions d’éléments de l’actif immobilisé ;
les charges à répartir sur plusieurs exercices ;
la réduction de capitaux propres ;
le remboursement des dettes financières.
a. Distributions mises en paiement au cours de l’exercice
Le tableau de financement du PCG 82 est établi avant répartition du résultat. Le dividende dont il s’agit est généralement le dividende distribué au titre de l’exercice précédent.
b. Acquisition d’élément de l’actif immobilisé
Il s’agit de tous les éléments de l’actif immobilisé incorporel, corporel et financier valorisés au coût d’acquisition.
c. Charges à repartir sur plusieurs exercices
Il s’agit des charges décaissables qui ont été engagées au cours de l’exercice d’analyse.
d. Réduction de capitaux propres
Il s’agit des flux financiers décaissages tels que les amortissements d’actions.
Remboursement des dettes financières
Il s’agit des remboursements des emprunts
B. Seconde partie du tableau
La seconde partie du tableau nous analyse la variation des postes actifs et passifs d’exploitations, hors exploitation et de trésorerie.
1. Variations "exploitation"
a. Actifs d’exploitations
Cette rubrique englobe la variation des actifs d’exploitation tels que les stocks, les créances d’exploitation (client, effet à recevoir) et les créances rattachées à l’exploitation (TVA collectée, organismes sociaux...) Une hausse de ces actifs traduit une augmentation du besoin en fonds de roulement, elle est affectée du signe moins. Une baisse de ces actifs traduit une diminution du besoin en fonds de roulement, elle est affectée du signe plus.
b. Dette d’exploitation
Cette rubrique englobe la variation des dettes d’exploitation (avances reçues sur commande en cours, fournisseurs, effets à payer...) et des comptes rattachés aux autres dettes d’exploitation (TVA, organismes sociaux...). Une hausse traduit une diminution
2. Variation "hors exploitation"
Opérations de répartition
Opérations d’investissement
Opérations financières