Inscription: 19 Nov 2003 21:56 Messages: 532 Localisation: Paris
Genre: Homme Niveau: Bac +5 ou +
Les électeurs fran?ais ont opposé dimanche un non massif au traité constitutionnel européen, un rejet à près de 55 % dont Jacques Chirac a aussit?t tiré partiellement les conséquences en annon?ant un changement de gouvernement et dont Bruxelles a pris acte à regret tout en jugeant valide le processus de ratification du texte.
Selon les résultats définitifs communiqués par le ministère de l'intérieur, 54,87 % des Fran?ais ont voté non au référendum et 45,13 % oui.
La réponse des Fran?ais est d'autant plus forte que la participation de près de 70 % ? comparable à celle de Maastricht en 1992 ? place ce référendum parmi les scrutins qui ont le plus mobilisé les électeurs depuis une dizaine d'années.
La victoire du non a été acquise par une puissante, bien qu'hétérogène, mobilisation de forces politiques et sociales allant de l'extrême droite à l'extrême gauche en passant par les mouvements altermondialistes, associatifs, syndicaux et une partie du PS.
Selon une enquête Ipsos, le résultat a avant tout été provoqué par un mécontentement sur la situation économique et sociale fran?aise, et ensuite par une volonté de rejet d'un projet jugé trop libéral.
Le vote non concerne d'abord les catégories à faible pouvoir d'achat (ouvriers, employés, artisans, agriculteurs) et davantage les zones rurales, une situation qui pousse les syndicats à revendiquer "un sursaut dans le secteur social", selon les termes de Fran?ois Chérèque (CFDT).
Géographiquement, le vote non a nettement dominé dans le nord et dans le midi, le oui l'emportant en région parisienne, dans l'ouest et en Alsace, ou encore dans les DOM.
Inscription: 20 Nov 2003 0:07 Messages: 206 Localisation: Paris
Les Fran?ais ont massivement rejeté dimanche le traité constitutionnel européen, avec 54,87% de non, provoquant la consternation du reste de l'UE, ouvrant, avec deux ans d'avance, la bataille de l'élection présidentielle en redistribuant les cartes à droite et à gauche.
Les partenaires européens de la France ont souhaité malgré tout la poursuite du processus de ratification.
La réponse des Fran?ais est d'autant plus forte que la participation de 69,74% - identique à celle de Maastricht en 1992 - place ce référendum parmi les scrutins qui ont le plus mobilisé depuis une dizaine d'années.
Très rapidement, le président Chirac a déclaré vouloir en "tenir compte", laissant présager un changement de gouvernement. Il a confirmé sa volonté d'imprimer "une impulsion forte", annon?ant des décisions "dans les tout prochains jours".
Ce qui n'a pas empêché divers leaders de droite (MM. de Villiers et Le Pen) et de gauche (MM. Ayrault et Mélenchon) d'appeler le chef de l'Etat à démissionner.
Le Président a implicitement confirmé son refus de se démettre en affirmant qu'il "défendrait les positions de notre pays" lors du Conseil européen du 16 juin à Bruxelles.
Alors que de nombreux ministres ont appelé à se rassembler derrière le chef de l'Etat, les chefs de file de l'UMP et de l'UDF ont semblé déjà prendre position en vue de la présidentielle de 2007.
Nicolas Sarkozy a estimé que les "Fran?ais nous appellent à des remises en cause profondes, rapides et vigoureuses". "Cela suppose un tournant majeur dans nos politiques économiques et sociales", a-t-il ajouté.
De son c?té, Fran?ois Bayrou a demandé à M. Chirac "d'organiser la consultation nécessaire" et "la confrontation des forces vives", estimant qu'un changement de Premier ministre ne suffisait pas.
Dans la perspective de la bataille qui se dessine, Renaud Donnedieu de Vabres (Culture) utilisait une formule choc: il faut "une équipe solide car ?a va cogner".
Dans le camp adverse, au PS, 2007 était aussi dans toutes les têtes. Apparaissant comme le vainqueur à gauche, Laurent Fabius, le n?2 du parti, est resté silencieux, réservant ses commentaires pour le 20h00 de TF1, lundi soir. Mais un de ses lieutenants, Claude Bartolone est monté au créneau, défendant la "crédibilité d'homme d'Etat" de l'ancien Premier ministre.
"Rejet du pouvoir"
Principal défenseur du oui, le premier secrétaire du PS, Fran?ois Hollande, a regretté "le rejet du traité" mais l'a interprété comme "le rejet du pouvoir", appelant la gauche à se rassembler derrière "un projet crédible et mobilisateur" pour 2007.
Henri Emmanuelli, un des leaders socialistes du non, a jugé nécessaire de "pratiquer une primaire" à gauche "pour éviter le drame de 2002".
Beaucoup de responsables socialistes évoquent désormais ouvertement un congrès anticipé "à l'automne". Le n?1 socialiste s'est contenté de promettre que "les militants auront le dernier mot".
La victoire du non a été acquise par une puissante, bien qu'hétérogène, mobilisation de forces politiques et sociales allant de l'extrême-droite à l'extrême-gauche en passant par les mouvements altermondialistes, associatifs, syndicaux et une partie du PS.
Selon une enquête Ipsos, le résultat a été avant tout provoqué par un mécontentement sur la situation économique et sociale fran?aise, et ensuite par une volonté de rejet d'un projet jugé trop libéral.
Le vote non concerne d'abord les catégories à faible pouvoir d'achat (ouvriers, employés, artisans, agriculteurs) et davantage les zones rurales, une situation qui pousse les syndicats à revendiquer "un sursaut dans le secteur social", selon les termes de Fran?ois Chérèque (CFDT).
Géographiquement, le vote non a nettement dominé le nord et le midi, le oui l'emportant en région parisienne, dans l'ouest (Bretagne et Pays-de-Loire) et en Alsace, ou encore dans les DOM.
A Paris, à contre-courant du reste de la France depuis près de dix ans, le oui a recueilli 66,45% des suffrages, mieux qu'à Lyon (61,35%). En revanche, les Marseillais ont voté non à 61,17%.
Même s'il n'est pas une surprise, le choix exprimé par les Fran?ais inquiète les partenaires européens de la France.
Romano Prodi, ex-président italien de la commission européenne, et le Premier ministre néerlandais, Jan Peter Balkenende, ont exprimé leur déception, le second invitant ses compatriotes à ne pas imiter les Fran?ais, mercredi, lors de leur propre consultation.
D'autres dirigeants insistaient sur la nécessité de poursuivre le processus de ratification, à commencer par le président actuel de l'UE, le luxembourgeois Jean-Claude Juncker, rejoint par les dirigeants allemand Schr?der et espagnol Zapatero.
Prudents, les Britanniques attendaient lundi pour s'exprimer
Inscription: 25 Mai 2007 16:29 Messages: 23 Localisation: montelimar
mdrrrrr la constitution europeenne, ben moi je suis content qu'elle soit passée a la trappe car franchement, je l'ai lu ( ce fut laborieux pour tout comprendre...) et j'ai trouver qu'au final, ca ne changerai pas grand chose pour nous si ce n'est qu'au final l'identité francaise disparait au profit d'une identite europeenne dont je me reconnais pas du tout.
deja que j'etais contre l'euro... et je pense que si tout le monde avait vraiment penser aux consequences, je crois que ca aurait peut etre fait reflechir certains.... le pouvoir d'achat a diminuer mais pas les salaires.... du coup on epargne pas, on depense plus, on s'endette plus aussi et les prix flambent.... tu m'etonnes que les francais partent a l'etranger!!!!
Inscription: 02 Mar 2006 18:41 Messages: 586 Localisation: Clermont-Fd
c'était il y a plus de 2 ans.... c'est pas vraiment d'actualité je trouve.... Il faut avancer pour l'Europe mais pas la peine de se lamenter sur le 29 mai 2005
Inscription: 25 Mai 2007 16:29 Messages: 23 Localisation: montelimar
notre cher nouveau president est contre l'entree de la turquie dans l'europe et je suis plutot d'accord avec lui... a cette allure, l'europe on n'en connaitra bientot plus ses limites... deja que les 25 pays qui la compose, on ne les sais pas tous.... pas la peine d'en rajouter!!!
Pour répondre à ceux qui n'avaient pas voulu lire le projet de constitution sur lequel il fallait se positionner lors du référundum, je tiens à préciser que seuls les quatre premières pages étaient à lire!!! C'est vrai c'est long quatre pages!!!! Les pages restantes étaient des textes ou des idées déjà en application (cela provenait des traitès précédents déjà appliqué).
Mais bon, vu la désinformation scandaleuses fait à l'époque par certains, et par le manque d'envie et de motivation de la part d'autres à défendre ce projet, forcément...
Pour rebondir sur le sujet de l'adhésion de la Turquie à l'UE, je pense moi aussi que notre Président propose une réponse intéréssante. Le fait de garder la Turquie comme partenaire privilégié, et de l'intégrer à une Union Méditerranéenne serait la solution la plus logique (politiquement, géographioquement, culturellement, et stratégiquement).