Inscription: 19 Nov 2003 21:56 Messages: 532 Localisation: Paris
Genre: Homme Niveau: Bac +5 ou +
?a y est ! La quasi totalité des universités fran?aises appliquent en totalité ou en partie la réforme licence, master, doctorat (LMD).
Créer une dynamique européenne
En 1999, les ministres responsables de l?enseignement supérieur de 29 pays ont signé la déclaration de Bologne, s?engageant ainsi à harmoniser l?enseignement supérieur en Europe d?ici à 2010. L?objectif principal était de favoriser la mobilité des étudiants, des enseignants et des chercheurs pour créer une dynamique européenne, capable de faire face à la concurrence mondiale. En France, la réforme est appelée licence, master, doctorat (LMD). Elle instaure les trois niveaux d?études reconnus partout en Europe : la licence à bac + 3, le master à bac + 5 et le doctorat à bac + 8. Les études ne sont plus comptabilisées en années, mais en semestres. Elles rapportent des crédits européens, transférables et capitalisables partout en Europe. Toutes les filières du supérieur sont concernées.
La nouvelle architecture : licence, master, doctorat
Les bacheliers s'inscrivent directement en licence, et non plus en DEUG. Ce dernier sera néanmoins délivré aux étudiants qui en feront la demande. La licence. Elle dure six semestres et confère 180 crédits européens. à l?issue du quatrième semestre de licence, l?étudiant peut choisir de s?orienter vers une licence professionnelle. Les licences professionnelles. L?admission nécessite d?avoir capitalisé au préalable 120 crédits européens (quatre semestres de licence validés, obtention d?un BTS ou d?un DUT) et elle est soumise à sélection. Elle apportera 60 crédits européens supplémentaires à l?étudiant. Le master. Après la licence, le master ? qui regroupe les années de ma?trise et de DEA-DESS de l?ancien système ? est organisé en quatre semestres et correspond à 120 crédits. Il existe deux types de masters : l?un vise l?insertion professionnelle (master professionnel, qui remplace le DESS) et l?autre la recherche (master recherche, qui remplace le DEA). Les étudiants suivent un tronc commun lors de la première année et ne s?orientent qu?en deuxième année en master recherche ou en master professionnel. L?inscription en première année est ouverte à tous les titulaires d?une licence d?un même domaine, sauf pour les filières sélectives (masters d?IUP). Par exemple, un étudiant ayant obtenu une licence sciences et technologie à Poitiers, quelle que soit la spécialité, pourra s?inscrire dans l?un des 14 masters sciences et technologie. Des prérequis sont néanmoins déterminés suivant les masters. L?entrée en deuxième année est soumise à sélection en fonction des résultats de l?étudiant, de son projet personnel et du nombre de places offertes. La sélection des étudiants se fera donc toujours au même niveau universitaire qu?auparavant, à l?entrée du DESS et du DEA. à bac + 4, les ma?trises sont toujours délivrées, notamment pour ceux qui préparent l?agrégation. Le doctorat. Enfin, le doctorat sanctionne les études universitaires de troisième cycle, à bac + 8. Délivré après une soutenance de thèse, il est accessible aux titulaires d'un master recherche. Il existait en France avant la réforme et peut donc demeurer en l?état.
ECTS, l?euro universitaire
Finies les unités de valeur (UV) ! Chaque unité d?enseignement (UE) vaut désormais un certain nombre de crédits européens (système européen de transfert de crédit, ECTS) reconnus partout en Europe. Les crédits sont capitalisables : la validation d?une unité d?enseignement entra?ne l?acquisition des ECTS correspondants. Le nombre de crédits par unité d?enseignement est défini sur la base de la charge totale de travail. Cette charge tient compte de l?ensemble de l?activité exigée de l?étudiant et, notamment, du volume et de la nature des enseignements dispensés, du travail personnel requis, des stages, des mémoires, des projets? à l?université de Valenciennes, précurseur du LMD, l?activité associative est par exemple prise en compte. Les crédits affectés à chaque UE doivent correspondre à une valeur de 30 ECTS pour l?ensemble des UE d?un semestre. Ainsi, une licence correspond à 180 crédits, un master à 300 crédits et un doctorat à 480 crédits. Les crédits obtenus dans plusieurs universités en Europe peuvent être additionnés pour obtenir un dipl?me.
Le supplément au dipl?me
Un supplément au dipl?me sera distribué aux étudiants. Les universités le mettent en place progressivement. Cette annexe comprendra, entre autres, des informations sur le dipl?me obtenu, sa valeur en crédits européens, son intitulé, voire le titre conféré (par exemple pour le titre d?ingénieur dipl?mé des écoles d?ingénieurs), les domaines d?études couverts et les conditions d?accès à ce dipl?me (procédures de recrutement, sélection?). Elle indiquera l?établissement dans lequel a été délivré le dipl?me ainsi que le système d?enseignement supérieur dont relève la qualification (Université, IUT, école?). Elle décrira le contenu de la formation, les résultats obtenus, et fera appara?tre le volume de travail de l?étudiant. Les séjours d?études à l?étranger et les stages professionnels seront notifiés.
Des formations ? à la carte ?
Des parcours types de formation sont élaborés, sous la forme d?ensembles cohérents d?unités d?enseignement, construits par les équipes de formation. Par exemple, le cursus licence en sciences et technologies à l?université de Lyon 1 propose dix mentions, chacune accessible via plusieurs parcours types. La mention sciences pour l?ingénieur offre cinq parcours types, dont mécanique et génie biologique et médical. Les parcours sont composés d?enseignements obligatoires, optionnels ou libres, qui doivent assurer une spécialisation progressive et intégrer des approches pluridisciplinaires. En fin de deuxième année, l?étudiant peut également s?orienter vers une licence professionnelle qui correspond à son parcours. L?objectif est de permettre à l?étudiant de se construire, progressivement, un ensemble de compétences adaptées à son projet professionnel. L?élaboration de la carte de formation demande un investissement important de l?université, et pour évaluer l?offre au cas par cas, mieux vaut visiter les sites Internet des universités passées au LMD.
Suivi des étudiants
Pour permettre aux étudiants d?effectuer un parcours plus personnalisé, les universités doivent créer un système de tutorat. Cependant, il ne faut pas s?attendre à un suivi individuel et permanent : les universités manquent de personnels et de moyens financiers pour mettre en place une telle organisation.
Contr?le continu et rattrapage
La loi est claire : l'étudiant a le droit à deux sessions de contr?le des connaissances par an, et l'intervalle entre ces deux sessions ne peut être inférieur à deux mois. Cependant, les modalités de validation des connaissances évoluent : les unités d'enseignement (UE) pour lesquelles la moyenne est acquise valent chacune un certain nombre de crédits. Un dipl?me s'obtient soit par l'acquisition de chaque UE, soit par compensation des UE d'un même semestre (sur la base de la moyenne générale des notes obtenues dans les UE, pondérées par leurs coefficients). Avec le LMD, un étudiant pourra poursuivre ses études dans un nouveau semestre s'il lui manque au maximum la validation d'un seul semestre de son cursus. Là encore, la mesure entend limiter l'échec.